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Un hommage réussi aux fans

Entre 2007 et 2008, Bruce Springsteen, accompagné du E Street Band, donne une centaine de concerts aux Etats-Unis et en Europe dans le cadre du Magic Tour. Un petit groupe de passionnés, qui ont sympathisé en se retrouvant régulièrement aux concerts, assistent à plusieurs shows de la tournée, sans se douter qu’un mystérieux tueur s’apprête à passer à l’action pour s’attaquer aux fans du Boss...

Mikaël Ollivier, auteur notamment de Trois souris aveugles (Prix Polar 2008), a donc bâti ce nouveau polar autour de sa passion pour Bruce Springsteen. Il signe ainsi un bel hommage au chanteur, mais surtout à ses fans, et par extension à tous les passionnés qui partagent leurs goûts au sein d'une communauté.
Dans ce récit choral constellé de portraits d’aficionados du Boss, l’auteur dissèque, entre humour et émotions, les codes, le langage, les sacrifices, les souvenirs communs, les rites d’un groupe de fans (des personnes tout ce qu’il y a de plus ordinaire), donnant un aspect parfaitement réaliste, parfois presque documentaire, au roman. Comme dans tous les récits de ce type, certains portraits pourront, selon la sensibilité de chaque lecteur, se révéler plus ou moins passionnants à suivre, mais Mikaël Ollivier parvient tout au long du roman à garder une fraîcheur et une énergie bienvenues.
Même si l’intrigue met un peu de temps à démarrer (la trame policière, dans laquelle interviennent les frères Le Guen, déjà présents dans La Promesse de feu, passe au second plan pendant plus de la moitié du roman), Mikaël Ollivier signe donc ici un polar original et profondément humain, dans lequel les fans de tous horizons pourront à coup sûr se retrouver.

par Nico (08/10/2011)



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Trois accords en boucle, un riff de guitare, un refrain… Something In The Night. Ils sont des dizaines de milliers à avoir entendu cette chanson. Six d’entre eux en mourront. Quatre hommes et deux femmes dont le seul lien est leur passion déraisonnable pour une star, Bruce Springsteen, le Boss. Six fans traqués par la mort de concert en concert, de Madrid à Hambourg, à Londres, Paris et Anvers. Suicides ? Accidents ? Une loi des séries à laquelle Damien, gendarme passionné de musique, ne peut croire. Il entraîne malgré lui son frère, le commissaire Guillaume Le Guen, dans une enquête aux quatre coins de l’Europe qui ne cesse de les ramener au plus profond d’eux-mêmes. C’est leur monde qui menace de s’écrouler, vingt années de passion partagée. C’est leur vie qui est en jeu.

C'est d'abord un moment, celui où la lumière s'éteint, où les corps se frôlent, juste avant les cris, dans le noir à attendre le moment ... celui du premier accord.
Tous les fans de concert connaissent cet instant incomparable. C’est dans cet univers que l’intrigue de Quelque chose dans la nuit se déroule et plus particulièrement lors du Magic tour de Bruce Springsteen. Mikaël Ollivier étant également l’auteur d’une biographie du Boss. Chaque page de Quelque chose dans la nuit est emportée par les accords et par cette voix inimitable du New Jersey.

Mais Quelque chose dans la nuit est avant tout un polar, on y retrouve d’ailleurs les personnages des frères Le Guen de La promesse du feu. Mikaël Ollivier construit son roman autour d’une galerie de personnes d’horizons différents ayant pour unique point commun : être tous fans de Bruce Springsteen et se retrouver lors de ses concerts. Mais les morts vont s’inviter également lors de ces événements ainsi qu’au sein de ce groupe de fidèles.
Les personnages ont tous une vraie profondeur, on découvre petit à petit leur univers. Les interactions de leur passion sur leur vie et comment, en une minute, leur destin peut basculer à jamais. C’est vraiment des portraits très réussis et attachants.

Quelque chose dans la nuit est un polar sur un rythme à la scandinave, style Henning Mankell ou Arnaldur Indridason. Une intrigue qui prend le temps de s’installer et qui s’attache à l’humain. C’est le charme de ce roman, il a une vraie âme et une réelle authenticité comme dans l’œuvre de Bruce Springsteen. C’est là que Mikaël Ollivier réussit un pari osé au départ, en comblant les fans du chanteur et les amateurs de polars, sans oublier en route les novices de ce genre littéraire ou du Boss.

Avec Quelque chose dans la nuit le polar a trouvé sa bande son.

par Stfoch

Quelque chose dans la nuit, parution octobre 2011. Éditions Le Passage

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Plaie'n Boss
Mikaël Ollivier est un auteur simple qui aime écrire des romans lisibles où l'intrigue tient une place importante. Du coup, ses textes, autant pour les enfants, les adolescents que les adultes, ont souvent à voir avec le roman policier. Il a aussi une passion pour Bruce Springsteen, que ses admirateurs appellent le Boss, chanteur auquel il a consacré quelques études et essais. Il pouvait donc sembler logique qu'il se serve un jour de la documentation qu'il a accumulée sur une de ses "idoles" afin d'en faire une trame, un décor, pour un roman. Il va même jusqu'à donner comme titre au roman la traduction française d'un standard du chanteur, Quelque chose dans la nuit. Et effectivement, dans ce texte, l'histoire tourne autour de fans français qui suivent les tournées européennes du Boss parfois au détriment de leurs finances, et de leur équilibre mental ou affectif.

Mais cela ne l'empêche pas non plus d'évoquer trois figures du roman policier, trois figures qui se complètent et que, malicieusement, Mikaël Ollivier apparente. Guillaume, policier, abimé par la trahison d'un adjoint et la mort d'un autre, hanté par une lâcheté ancienne, a sombré dans l'alcool. Trouvera-t-il la rédemption en devenant grand-père et en redécouvrant l'amour ? Face à lui, son frère, gendarme, célibataire, plus taciturne car dévoré par son métier. Enfin, la mère, veuve indigne, qui écrit des romans policiers, ressemble à Miss Marple et de loin, par déduction, va trouver le fil qui reconstitue la pelote.

Plusieurs morts endeuillent la nouvelle tournée européenne de Bruce Springsteen. Ces morts sont-elles liées ou bien ne s'agit-il que de hasards malencontreux ? Entre les législations différentes, des administrations différentes et des secrets à cacher, comment mener une enquête efficace ? Mikaël Ollivier sur la trame solide de sa connaissance du milieu des fans construit une intrigue qui s'attache aux principaux personnages, tient à distance, sans la négliger, son intrigue policière pour proposer un roman qui détaille avec soin l'itinéraire des protagonistes.

Parsemé d'humour, d'humanisme, Quelque chose dans la nuit évoque des gens moyens, qui tentent de vivre, malgré leurs défauts et difficultés, de surnager, de se créer un avenir intéressant pour eux et leurs proches, de chercher un peu de bonheur par delà les vicissitudes du quotidien. En cela, ils sont également les dignes ombres qui parsèment les chansons de Bruce Springsteen.

Citation
Il se dit qu'il n'avait pas eu le temps d'enfiler un pantalon, que mourir en caleçon manquait de dignité. Il se demanda si Michelle Giraud, au long de sa vie, avait déjà repensé à lui, ne serait-ce qu'une fois.

Rédacteur: Laurent Greusard mercredi 05 octobre 2011

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Mikaël Ollivier est fan de Bruce Springsteen. De ces fans qui n’hésitent pas à retrouver leur idole partout où celle-ci monte sur scène, que ce soit en Europe, aux Etats-Unis ou ailleurs dans le monde. Ecrivain, il avait déjà joint l’utile à l’agréable une première fois, en livrant avec Hugues Barrière une biographie analytique passionnante du chanteur américain (Bruce Frederick Springsteen, éditions Le Castor Astral).

Dans Quelque chose dans la nuit, son nouveau polar, Mikaël Ollivier reprend son sujet de prédilection en plaçant le Boss et sa musique au coeur de l’intrigue. Une petite bande de fans, devenus amis à force de se croiser au pied de la scène, se reconstitue à l’occasion du Magic Tour, la tournée de Springsteen organisée en Europe pour accompagner la sortie de son nouvel album. De ville en ville, de Madrid à Anvers en passant par le Parc des Princes à Paris, ils suivent fidèlement leur guitar hero, commentant ses prestations successives, ses playlists évolutives, ses moindres faits et gestes. Mais un tueur mystérieux les suit également comme leur ombre et entreprend de semer la mort dans leurs rangs, hanté par la chanson «Something in the night» et sa strophe prémonitoire : «Rien n’est oublié ni pardonné»…

Quand j’ai appris la parution de ce roman, j’ai été saisi d’impatience autant que d’appréhension. Oui, je l’avoue, je suis moi aussi fan de Springsteen – pas aussi hardcore que ceux du roman, mais sa musique fait partie de celles auxquelles je reviens régulièrement, y trouvant toujours une chanson ou un album pour épouser mon humeur du moment. Autant dire que le sujet du livre était fait pour moi et que j’en attendais beaucoup. Je n’ai pas été déçu !
La grande force du roman réside dans la manière dont l’auteur nous plonge au cœur du monde singulier des tournées du Boss. Il en restitue la puissance unique de Springsteen et de son E Street Band sur scène, leur énergie communicative, la force et la poésie des chansons, tout l’univers en somme du rocker. Un domaine que Mikaël Ollivier retranscrit aussi bien qu’il le maîtrise. J’ai particulièrement aimé deux passages du roman, où il se glisse dans la tête de la star, évoquant ses sentiments avant de monter sur scène, ses doutes, son rapport au public, à l’attente de la foule… De très belles pages, très émouvantes.

Faut-il donc être fan du Boss pour apprécier ce roman ? Pas nécessairement. Le suspense fonctionnerait sans doute avec un autre artiste – même si Springsteen est unique en son genre… Le sujet central du livre, ce sont les fans. Leur passion virant parfois à la folie, les sacrifices auxquels ils consentent, leur dévouement incroyable à leur idole… Bien que fervent admirateur lui-même, Ollivier a su prendre le recul nécessaire pour se confronter en détail à un thème taillé pour le polar – genre attiré par les fascinations en tous genres s’il en est.
Le résultat est captivant, même si le rythme du récit peut dérouter au début : avant d’entrer dans le vif du sujet, le romancier prend le temps d’approfondir ses personnages, de fouiller leur psychologie et leurs histoires. Pour mieux nous aspirer dans la spirale démente du meurtrier, ce qui nous vaut quelques scènes angoissantes et éprouvantes, et une accélération progressive du tempo qui laisse peu au lecteur l’opportunité de respirer jusqu’à un final spectaculaire.

Bref, voilà un polar français original et réussi : deux bonnes raisons de foncer dessus dès sa parution le 6 octobre !

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Marina Carrère d’Encausse a beaucoup de talents, mais celui qui nous intéresse sur ce blog, c’est celui de dénicher de très bons polars… Et elle a découvert et dévoré le dernier livre de Mikaël Ollivier, Quelque chose dans la nuit, aux éditions du Passage. Un livre sur l’univers des fans de Bruce Springsteen…

Regardez...

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Editions Le Passage
parution : 6 oct. 2011
collection : Polar
genre : roman noir
19 euros - 336 pages
ISBN : 978-2-847-42173-6

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